SIBSO - Syndicat mixte du Bassin Supérieur de l'Orge

Syndicat mixte du
Bassin Supérieur de l'Orge

Les eaux pluviales

La gestion des eaux pluviales

La collecte des eaux pluviales par le réseau public est à l'origine de désordres : inondations et pollutions aux rivières. Pour y remédier, une nouvelle approche des eaux pluviales est apparue en 1990 : la gestion intégrée.

Qu'est ce que les eaux pluviales ?

On entend par pluviales (EP) les eaux issues des précipitations qui sont canalisées dans des réseaux d'assainissement. Les EP sont collectées au même titre que les eaux usées, généralement dans des canalisations différentes (réseau séparatif). Elles sont ensuite simplement acheminées vers les exutoires les plus proches : cours d'eau ou plan d'eau.

Vous avez dit gestion intégrée ?

La gestion intégrée consiste à prendre en compte les EP dans les aménagements urbains par le biais de techniques alternatives au "tout tuyau".

Les grands principes de la gestion intégrée sont :

  • limiter l'imperméabilisation des sols
  • infiltrer les EP dans les sols à la parcelle, dans la mesure du possible
  • réguler les apports aux réseaux
  • piéger la pollution transportée par les EP
Fossé infiltrant en bordure de route
Fossé infiltrant en bordure de route
Places de parking infiltrantes
Places de parking "infiltrantes"

Pourquoi les EP sont-elles à l'origine d'inondations ?

Coulée de boue à Saint Sulpice de Favière en 2002
Coulée de boue à
Saint Sulpice de Favière (2002)

Il faut bien distinguer les inondations par :

  • ruissellement pluvial urbain sur des surfaces artificielles,
  • ruissellement pluvial agricole (coulées de boues),
  • débordement des réseaux.

L'origine des inondations par ruissellement urbain et par débordement est la conséquence d'un ancien mode de gestion. Jusque dans les années 50, les EP comme les eaux usées étaient gérées selon le principe : évacuer le plus loin et le plus vite possible les eaux de toutes natures.

Entre 1960 et 1975, la construction effrénée de grands ensembles immobiliers et d'infrastructures routières a considérablement augmenté les surfaces imperméabilisées. Le système de collecte en place s'est saturé petit à petit, ce qui a inévitablement conduit à l'apparition d'inondations par débordements des réseaux.

Pour parer au problème, les pouvoirs publics ont entrepris dans les années 80 la construction de bassins de rétention, pour ralentir les écoulements.

Résultat : ces ouvrages sont très coûteux à construire et à entretenir et leur efficacité est insuffisante.

Les eaux pluviales : un facteur de pollution des rivières

Feuille d'absorption posée dans un réseau EP pour piéger des hydrocarbures suite à une pollution
Feuille d'absorption posée dans un réseau EP
pour piéger des hydrocarbures suite à une pollution

C'est un fait, la collecte des EP telle qu'elle existe aujourd'hui contribue à la pollution des cours d'eau. Dans un 1er temps, les eaux de pluies se chargent en impuretés au contact de l'air. Ensuite, elles entraînent les composés présents sur les sols par ruissellements (hydrocarbures, huiles, pollution atmosphérique, phytosanitaires…). Pour finir, les EP sont déversées directement dans les cours d'eau provoquant une augmentation des concentrations en polluants dans les eaux.

Ce mode de gestion des eaux pluviales et clairement incompatible avec l'objectif d'atteindre le bon état des cours d'eau.


C'est dans ce cadre que le SIBSO propose un appui technique aux collectivités qui souhaitent s'orienter vers une gestion intégrée des eaux pluviales.

Il existe de nombreuses techniques permettant de ne pas rejeter d'EP dans les réseaux.

Les principales techniques consistent à compenser les effets de l'urbanisation. A savoir :

Toiture végétalisée du bâtiment d'exploitation de la station d'épuration à Ollainville
Toiture végétalisée du bâtiment d'exploitation
de la station d'épuration à Ollainville
  • employer des matériaux poreux (bétons perméables, enrobés alvéolaires ...),
  • installer des terrasses et des toitures végétalisées,
  • mettre en place des fossés enherbés le long des routes,
  • installer des puits d'infiltration chez les particuliers.

Les acteurs de la gestion intégrée des eaux pluviales

QUI QUOI QUAND COMMENT
Elus locaux et services techniques Fixent les grandes orientations de l'assainissement pluvial Dès les étapes de planification et d'urbanisme Des outils permettent de fixer légalement ces orientations : SCOT, PLU, SAGE, zonage d'assainissement pluvial
Aménageurs (lotissements, ZAC) Prennent en compte les principes de la gestion intégrée Dans la phase d'avant projet Respect des outils légaux
Respect des outils légaux Assurent la bonne gestion des ouvrages sur leur propriété et mettent en place des pratiques alternatives En permanence Respect des outils légaux. En se rapprochant des bons acteurs : collectivités, agence de l'eau, ...