SIBSO - Syndicat mixte du Bassin Supérieur de l'Orge

Syndicat mixte du
Bassin Supérieur de l'Orge

Contrat de bassin : les enjeux de notre territoire

ENJEU 1 : limiter les rejets de polluants dans les cours d'eau

La pollution des cours d'eau, telle qu'elle existe aujourd'hui, est imputable aux activités humaines. La lutte contre cette pollution est l'enjeu prioritaire du contrat de bassin Orge Amont.

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Une pression sur les cours d'eau importante

Occupation des sols
Occupation des sols

Le territoire de l'Orge amont est essentiellement couvert par l'agriculture et les milieux naturels (environ 90% de l'occupation des sols). Il y a peu d'industries et très peu dites « lourdes ». C'est la raison pour laquelle on n'observe pas spécialement de pollution chimique imputable à l'industrie.


En revanche la présence de 90 000 habitants et de 259 km² de surfaces agricoles génèrent une pollution physico-chimique importante. Les composés azotés (nitrates, nitrites…), phosphorés et les phytosanitaires sont très souvent présents en grande quantité dans les cours d'eau.

Origine de l'excès d'azote et de phosphore dans les eaux :

Rappel :

Il est important de bien distinguer 2 grandes catégories de polluants :

polluants chimiques

  • Pesticides
  • Métaux
  • Métaux
  • Hydrocarbures

origine dans les eaux

  • Agriculture (pesticides)
  • Petites et grosses industries
  • Eaux pluviales (par ruissellement sur les sols)
  • Rejets des particuliers et des collectivités

polluants physico-chimiques

  • Rejets des particuliers et des collectivités
  • Matières phosphorées
  • Matières carbonées

origine dans les eaux

  • Agriculture (engrais)
  • Assainissement des eaux usées
  • Industries spécifiques
    (agroalimentaire, blanchisseries ...)

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ENJEU 2 : restaurer la fonction écologique des rivières

Les rivières hébergent aujourd'hui moins d'espèces vivantes que par le passé. Cette perte de biodiversité est la conséquence des aménagements entrepris par l'Homme sur les cours d'eau (ouvrages hydrauliques, modifications des lits…). Une réponse à cet enjeu de taille a été fixée par le contrat Orge Amont : la restauration du fonctionnement écologique des cours d'eau.

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Depuis plus d'un millier d'années, l'Homme exploite la force de l'eau.

Chute créée par la présence d'un moulin
Chute créée par la présence d'un moulin

L'Homme utilise depuis longtemps le potentiel hydraulique des cours d'eau. Sur notre territoire, cette exploitation a pris principalement la forme de moulins. Des chutes d'eau ont été crées artificiellement pour les faire tourner. Les rivières ont donc été durablement modifiées pour satisfaire à cet usage.

Toutes les modifications physiques créées par l'Homme (écoulement de l'eau perturbé dans la largeur et la longueur) ont eu un impact fort sur les cours d'eau. Elles ont fait disparaître de nombreux habitats et par conséquent, de nombreuses espèces (voir article continuité écologique rubrique rivière).

Or, à l'origine, les cours d'eau jouaient un rôle fondamental dans le fonctionnement des écosystèmes naturels. Ils abritaient une faune et une flore nombreuse, parfois rare. Chaque cours d'eau représentait un important potentiel de vie biologique.

Il est indispensable d'œuvrer aujourd'hui à la restauration écologique des cours d'eau les plus dégradés.

Il existe une méthodologie pour mesurer la qualité « écologique » des cours d'eau qui s'appuie entre autres sur 2 aspects, la biologie et l'hydromorphologie :

  • la qualité biologique s'évalue par un recensement des espèces aquatiques (poissons, invertébrés ...),
  • la qualité hydromorphologique s'apprécie d'après le fonctionnement du cours d'eau. Plus un cours d'eau a un fonctionnement qui s'approche de son fonctionnement d'origine, meilleure est sa qualité (taille du lit, méandrement, positionnement dans la vallée…). A noter que tous les ouvrages qui bloquent l'écoulement de l'eau déprécient la qualité hydromorphologique.

Pour plus d'informations sur l'hydromorphologie :


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ENJEU 3 : protéger la ressource en eau potable

L'eau potable que nous consommons provient de l'exploitation d'une vingtaine de captages d'eau souterraine. Si sa qualité est conforme à 100%, il existe pour autant par endroit des traces de pollution chimique.

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L'alimentation et la distribution de l'eau potable est de la responsabilité des collectivités.

L'enjeu « protection de la ressource en eau potable » se résume en 2 points :

  1. protéger la ressource en eau souterraine des pollutions de la surface,
  2. assurer une bonne distribution de l'eau (traitements, rendement des réseaux, capacités de stockage ...)

Cet enjeu prend tous son sens sur le territoire Orge amont. On retrouve dans certaines nappes souterraines des traces importantes de nitrates, pesticides (atrazine et glyphosate) et solvants (trichloroéthylène). Ces nappes ne sont évidemment pas exploitées pour produire de l'eau potable. Néanmoins la présence de ces polluants révèle les risques que font courir les activités humaines sur la qualité de l'eau potable. Les collectivités locales (et l'Etat) ont donc pris les mesures nécessaires pour lutter contre ces risques.

La protection des aires d'alimentation des captages est un des moyens pour réduire les pollutions diffuses.

Schéma AAC (Agence de l'eau Seine Normandie
Schéma AAC (Agence de l'eau Seine Normandie

On appelle aire d'alimentation de captage ou AAC, l'ensemble de la zone géographique de surface qui alimente le captage par ruissellement et/ou infiltration d'eau. Dans les zones agricoles, certaines collectivités ont engagé des diagnostics sur leurs AAC. Dès lors elles ont défini des programmes d'actions à mettre en place pour limiter les risques de transfert de polluants (essentiellement phytosanitaire).

En revanche, concernant les pollutions industrielles, les collectivités ont nettement moins de prise dessus. Toute entreprise qui utilise des produits chimiques en quantité importante est susceptible de provoquer des pollutions des sols puis des nappes, en cas d'accident ou si elle ne respecte pas les obligations réglementaires. Le contrôle de ces entreprises est du ressort de l'état, par le biais notamment du service des inspections des installations classées

Si des actions se mettent progressivement en place pour protéger les captages, il reste en revanche des efforts à faire pour améliorer le rendement des réseaux.

En moyenne, au moins 20% de l'eau potable produite n'arrive jamais au consommateur. Les réseaux d'eau potable souffrent des mêmes problèmes que les réseaux d'assainissement. Globalement l'âge des réseaux est plutôt élevé, ce qui explique la présence de fuites, l'apparition de casses… Selon les collectivités, le rendement des réseaux varie entre 70 et 90%. Cela signifie que des milliers de m3 d'eau potable disparaissent dans la nature.

Si la protection de la ressource brute est une nécessité évidente, il est également important de veiller à la bonne distribution de l'eau potabilisée. La ressource est précieuse et coûteuse à produire car assurer une qualité d'eau satisfaisante impose des traitements spécifiques.


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